SORTIE 195 VOYAGE AU TYROL FETE dela TRANSHUMANCE et FETE de la BIERE à MUNICH
SORTIE 195 VOYAGE AU TYROL FETE dela TRANSHUMANCE et FETE de la BIERE à MUNICH
Photos CATHY
PHOTOS MICHEL VIDON
Photos JJ
RAPPORT Voyage au Tyrol pour la Fête de la Transhumance et Fête de la Bière à Munich
J1, Vendredi 26 Septembre 2025 : « Les bouchons, et les Piranhas »
Convocation au parking du Fort Carré d’Antibes à 7h tapantes. Les 25 premiers Paccamigos sont à l’heure — ce qui, statistiquement, relève déjà du miracle dans d’autres Clubs, jamais chez Pacca.
À la manœuvre : Philippe, notre conducteur play boy au sourire
imperturbable, aux commandes de l’énorme car rouge Volvo, 450
chevaux sous le capot. Malheureusement, sur l’A8 à cette heure,
même une cavalerie de 450 pur-sang se transforme vite en
troupeau de bourricots au trot.
Premier arrêt à Nice Nord, avec déjà 40 minutes de retard à cause
des bouchons. On embarque trois des quatre passagers prévus…
La quatrième, victime d’une grave panne d’oreiller, a déclaré forfait.
Son cher et tendre affiche une mine affligée — mais difficile de dire si c’est de tristesse ou d’un début de fringale matinale…
Et c’est reparti pour 785 km !
Au menu du jour : des milliers de camions à doubler, des embouteillages à foison « offerts » par les éternels travaux autoroutiers italiens, et plus de 12 heures de route… entrecoupées d’arrêts obligatoires pour le conducteur de 45 minutes toutes les 2 heures de conduite. A ce tarif les délais s’allongent comme le nez un jour de carême. Ambiance dans le car ? Plutôt colonie de vacances que retraite monastique : ça rit, ça blague, ça papote, et ça vide déjà les premiers stocks de victuailles.
Arrivée en fanfare à l’hôtel Austria, au nord d’Innsbruck. Le restaurant est encore ouvert, mais n’a pas résisté longtemps : les Paccamigos se sont jetés sur le buffet comme une meute de piranhas affamés, laissant derrière eux seulement quelques arêtes décoratives et autres vestiges alimentaires non comestibles.
Extinction des feux : demain, y’a école !
Jour 2 – Samedi 27 septembre : « Les vaches font leur show » et MuséeSwaroski
Après une nuit réparatrice, tout le monde est frais au
petit-déjeuner comme un Edelweiss.
Cap sur la grande fête de la Transhumance : une
vingtaine de troupeaux descendent des montagnes pour
passer l’hiver dans la vallée. Des vaches plus coquettes
que jamais, astiquées comme pour le bal de l’Empereur :
cloches étincelantes, bouquets de fleurs et de plumes
multicolores façon meneuses de revue…encadrées par leurs bergers en culotte de cuir, chemises à carreaux et bien sur avec le traditionnel chapeau couvert de médailles religieuses.
Le tout au rythme des sonnailles, au milieu d’une foule elle aussi en costumes traditionnels fière de son cheptel. Bref : du magnifique spectacle bovino-festif avec accordéons et chanteurs Tyroliens! On est déjà dans le bain ! Dépaysement total. Ensuite, direction la cristallerie Swarovski et son musée flambant neuf.
Après un déjeuner « très autrichien » (traduction : consistant et roboratif), place à l’enchantement du monde du cristal livré à l’imagination débridée
d’artistes du monde du théâtre et du cinéma. Le résultat est bluffant. Taille, éclat, poésie : tout y passe. Les mots peinent à rendre la magie des créations. sublimant les œuvres de Monsieur Swarovski… Rassurez-vous, les Paccamigos ont ramené des photos. Beaucoup de photos…. Que vous trouverez sur notre site.
Retour à l’hôtel Austria, entouré de montagnes verdoyantes et de villages pittoresques, dignes des plus beaux tableaux alpins. Un Lever des Couleurs à la beauté du Tyrol, un grand repos, et tout le monde au lit après le dîner. Tout le monde ? Non, les irréductibles joueurs de tarot sont déjà à la manœuvre…
Jour 3 – Dimanche 28 septembre : « Bienvenue au temple de la Bière »
Voici donc arrivé le jour de notre départ pour la fête de la bière à Munich. Toute l'équipe Pacca est pile poil dans le bus à 9heures précises à la grande satisfaction de notre conducteur Philippe qui a brique à fond le beau Volvo rouge. Le voyage est agréable avec à peine un petit ralentissement. Le passage de la frontière Autriche/ Allemagne se fait dans la foulée dans le plus pur style Maastrichien qui a voulu abolir les frontières entre états de la CEE. A Munich, Catherine notre guide du jour nous accueille pour nous conduire à l'entrée de la Fête. Avant toute chose elle nous apprend à respecter les feux tricolores destinés aux piétons. Contrairement à notre beau pays où l'un des sports nationaux est de traverser la chaussée surtout lorsque le petit bonhomme est au rouge, en Bavière la maréchaussée est féroce avec ce délit : ce n'est pas le camp de vacance forcé, mais une amende bien salée avec séjour au poste.... Ben dis donc z'ont pas changé nos cousins germains... A l'entrée, fouille des sacs qui ne doivent pas dépasser 15 cms en longueur, 5 en largeur et 3 d'épaisseur. Nos amies du groupe, porteuses de véritables trésors indispensables dans leurs sacs à main, font grise mine... Mais Lex, durant Lex, il faudra se plier aux exigences de sécurité pour pouvoir entrer dans la Mecque de la Bière, si on peut associer un lieu sacré à un sacré lieu... Les fouilleurs sont bons enfants et tout le monde est admis avec les félicitations du jury, car il faut préciser que nos amis Annie et Georges, habitués des lieux, ont revêtu la tenue traditionnelle qui leur sied merveilleusement comme vous pourrez les voir sur les photos. Les gardiens saluent militairement et nous voici dans le saint des Saints, assaillis de mille parfums culinaires: porcs et bœufs entiers à la broche, des élevages entiers de poulets empalés les malheureux devant des grills électriques, des kilomètres de saucisses prêtes à se faire avaler sans rouspéter et des montagnes de Bretzels de tout format. Im-pre-ssionnant!
A cela s'ajoute le visuel et sa sono de manèges futuriste et insensés inconnus même à Las Vegas ... Le groupe comme par magie s'est évaporé: les uns vont aux milliers de bistrots où la bière coule à flot, les autres au repérage des tentes à orchestre et restauration...
Pour l'instant c'est le concert sur la grande place réunissant tous les
orchestres jouant séparément sur le site. Ils sont près de 300 et prodige,
pas une seule fausse note. Le répertoire est fait, ce qu'il nous semble, de
musiques militaires mais qui sont en réalité des berceuses... le public
est en larmes et vibre à chaque coup de cymbale... Le lever des couleurs
étant impossible en terre de beuveries consacrées à la Sainte Bière, il est
temps de se restaurer. Il y a un choix de folie: tentes musicales avec 4000
convives chantants, dévorants et picolant. Ambiance film Grande Vadrouile,
la scène des chaises musicales autour de la table, mais puissance 1.000.
Georges se demande s’il aura assez de bibine… Ambiance feutrée et intime…
On aperçoit au loin quelques Paccamigos pris dans ce tourbillon enchanté pour les uns et infernal pour d'autres. Bon une fois restaurés mais assourdis, allons aux manèges. Les gens font la queue pour avoir peur dans des engins stratosphériques. Imagine toi suspendu à une hauteur d'un immeuble de 30 étages , sur un siège précaire, le dit siège étant lâché en chute libre jusqu'au 1er où il est brutalement arrêté. Les malheureux en descendent raccourcis, tassés des vertèbres. Certains sièges sont nettoyés au Karcher.
Le Grand Huit est en réalité constitué de plusieurs parties et les audacieux qui s'y risquent font une dizaine de loopings qui feraient pâlir de rage la Patrouille de France... Les combinaisons anti-G ne sont pas fournies… Quant aux Maisons Fantômes, des familles entières y entrent, certaines avec des nourrissons. Ils en sortent ahuris, la bouche encore ouverte par un hurlement et les tout petits marqués à jamais. La Fête a Neuneu de la foire du Trône est une aimable promenade de santé en comparaison de la Fête de Munich. C'est une ambiance très particulière, qu'il faut avoir connu. Tous les Munichois se mettent fièrement en habit traditionnel. Même les étrangers, comme les Américains, Pakistanais, Nigeriens et Tanzaniens portent la culotte de cuir, le veston loden et le chapeau à plumes. Petite confidence, ces habits se louent...
C'est l'heure maintenant de regagner notre car qui nous attend fidèlement. Retour paisible à notre hôtel. Olivia et Gilou nous offriront à nouveau un Lever des Couleurs digne des grands jours. Merci, à table, parties de cartes et dodo. Encore une bien belle journée au compteur.
Jour 4 – Lundi 29 septembre : « Franzouzes filous sur le Lac d’Achensee »
Toujours sérieux et ponctuels les Paccamigos sont assis sagement dans le beau Car Rouge encore briqué par Philippe comme pour un concours. A 9 heures précises, Contact. Moteur, go!
Bien reposés et heureux des perspectives d'une nouvelle journée de vacances au Tyrol le groupe discute, plaisante et même chante sous la direction artistique de Michel et Elyane. Il y a parmi nous d'éminentes Sopranos d'une célèbre chorale d'Antibes, mais curieusement on ne les entend pas. Problème de compatibilité de répertoire? On ne le saura jamais, car JJ prend le micro pour raconter les tribulations de la conception et la réalisation de ce voyage. En effet, devant le nombre de kilomètres entre Antibes et le Tyrol, il avait été demandé aux Voyages Christine de faire une étude du même programme en utilisant la voie aérienne Nice Munich Nice. Problème: il fallait utiliser un autocariste Autrichien ou Allemand sur place. Et là, bing, la note était encore plus salée qu'un autocar venant de France. De plus le prix de l'aérien était dissuasif, avec le risque devenu récurant d'un retard de livraison des bagages. Bref, le résultat du prix du voyage avec l'aérien arrivait au double. La messe était dite, ce sera l’Autocar Français…et les kilomètres. Normal pour les passionnés d’autos. Applaudissements, merci les amis. On poursuit la route pour une croisière sur le Lac d’Achensee, le plus grand d’Autriche.
Nous arrivons juste à temps pour embarquer...et même avec une ou deux petites minutes de retard à cause de notre pauvre Colette qui porte une botte orthopédique qui la ralentit. D'ailleurs on faillit partir sans elle, car tout le monde la croyait embarquée sauf Cathy qui l'a vit au loin peinant pour rattraper le groupe et qui implora l'Amirale galonnée responsable de la barrière de coupée qui voulut bien attendre quelques secondes pour donner le départ du bateau. Tout le monde est donc à bord et nous voici naviguant sur les eaux cristallines dans un véritable décor de carte postale. On se croirait dans un Fjord Norvégien, avec des braves vaches qui nous regardent passer. C'est un ravissement total. Tellement total que nous oublions de descendre à la station prévue.
Lorsque l'on se rend compte de la méprise, on se précipite sur la barrière de coupée que l'Amirale vient de fermer. On lui explique que l'on veut descendre, que c'est notre destination, que le car nous y attend, qu'il y a une handicapée avec nous qui a besoin de soins... Rien à faire: « Nein, nein, franzouzes filous, arbeit los! » Bon, on se dit entre nous, on est sur un lac, on finira bien par revenir ici. Ya, ya mais faut payer supplément... Franzouzes filous, ne veulent pas payer. JJ, envoie Georges en négociateur car il parle à merveille la langue de Goeth. « Nous pas payer qu'il dit ». C’est net et sans bavure. L'Amiral en chef, décide alors de nous abandonner à la prochaine station si nous ne payons pas un supplément de 60€ par personne, pénalités comprises... Qu'il en soit ainsi décidons nous. On ne paiera pas. Et nous voilà débarqués manu militari devant un adorable petit train à vapeur qui fait notre admiration.
Un coup de fil à Philippe et quelques minutes plus tard il arrive en se tordant de rire. « Franzouzes, gross filous!.. ». Direction une belle auberge qui nous régala d'une délicieuse escalope ...Viennoise après un bon potage maison avec en dessert un gâteau exquis dont l'auteur de ces lignes a oublié le nom. Après le déjeuner direction PERTISAU, village médiéval resté dans son jus depuis des siècles, avec ses couleurs pastel de toutes nuances. Visite de la cristallerie, souffleur de verre et quartier libre aux Paccamigos pour étancher leur soif de shopping…et de bonne bière Tyrolienne. Puis retour à l'hôtel avec en point d'orgue le dernier Lever des Couleurs du voyage généreusement servi par Olivia et Gilou, assistés de Monsieur Robert dans la découpe du saucisson et du chorizo fournis au départ par notre Doc Alain et Dame Elisabeth. A table!...et bonne nuit les petits. Demain retour vers la mère Patrie.
Snif, snif, tout a une fin...pour mieux recommencer la fois d'après. Merci a tous les Paccamigos et amis associés. Vous avez été formidables une fois de plus.
J5 : Retour sur Antibes.
Départ 8h00. Route plus dégagée qu’à l’aller. Les 450 Cv du Volvo purent se défouler…dans le cadre des limitations de vitesse. Arrivée à 20 heures au parking du Fort Carré d’Antibes. Auparavant, il avait été remis à notre Conducteur Philippe une enveloppe bien garnie par les généreux Paccamigos et amis, exprimant ainsi leur satisfaction pour ses multiples services. En plaisantant je lui avais dit : « Fais en bon usage »… Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd…En nous disant adieu, il me dit : « Vous êtes un Club formidable. Je ne vous oublierai pas… et je ferai très bon usage de votre présent. Je suis un passionné de modélisme ferroviaire. Je vais pouvoir améliorer ma collection… ». Il n’avait pas osé nous dire sa passion, pensant peut être que nous ne jouions pas dans la même cour, nous avec nos autos et lui avec ses trains miniatures.
Quelle erreur ! Je connais des Paccamigos qui ont aussi cette passion… dont, je peux le citer, notre Paul… Sacré Philippe ! Décidément, la profession d’autocariste, après Michel de notre escapade à l’Ile d’Elbe/Cinque Terre ce printemps, semble réunir de bien braves gens.
Merci encore à tous les participants de cette échappée au Tyrol et à la Fête de la Bière, pour avoir apporté votre bonne humeur et votre amitié, le plus beau des cadeaux.
Vot’JJ