COMPTE RENDU SORTIE N° 178 - SAMEDI 24 AOUT 2024 –
SUR LES CIMES DE L’AIGLE de MICHELE ET RONALD
Sans être chauvin, ni même cocardier, on ne peut que constater que notre France est le plus beau pays du monde avec sa variété et toute sa déclinaison de paysages de la campagne, aux villes, aux montagnes, océan et mer …..
Si l’on zoome sur l’image de notre pays, on glisse sur le sud - sur la région PACA, on découvre, à l’Est, un département mariant, en un petit territoire, la montagne au caractère aride et minéral plongeant dans les eaux de la Belle bleue : les Alpes Maritimes.
Quel nom idéal pour souligner la topographie magnifique de notre Département, que l’on pourrait aussi nommer les Alpes d’Azur !!
C’est cette découverte que nos organisateurs se sont proposés de nous offrir, en ce 24 Août. Sous un ciel lumineux et une température idéale, 47 PACCASSIENS et PACCASSIENNES, regroupés à 8 heures, (de bonne heure et de bonne humeur ), au parking du Moulin Castagniers, se sont lancés, tous chromes étincelants, à la conquête des Cimes de l’Aigle !!
En contrebas des villages typiques, haut perchés dans les collines qui se jettent dans la vallée du Var qui serpente doucement, la longue file formée par les voitures « passion » , dirigée par Ronald, s’est étirée ; Doc’Alain, veillant dans la voiture balai !
Petit à petit, le territoire naturel évolue. Au coeur de la vallée, nous traversons Puget Theniers, avec ses portes médiévales sculptées, ses petites ruelles et son marché ; passons devant la gare du Train des Pignes qui mène à Entrevaux et sa citadelle. Comme notre balade a débuté depuis une heure, Michèle et Ronald nous ont gâté en nous offrant une pause café avec dégustation de petits pains au chocolat, tous chauds, au Bar Vauban.
Un grand merci à eux deux pour cette délicate attention ainsi qu’à Monsieur le Maire d’Entrevaux qui a autorisé la réservation des stationnements pour notre cortège, et qui, malgré des obligations, est passé, saluer notre groupe.
Après cette halte bien appréciée, nous repartons Direction GUILLAUMES, Les Gorges de Daluis - « le Colorado Niçois « - nous offrent leur chromatique de rouge, aux roches aux angles vifs, leurs tailles et formes singulières comme la Tête de Femme, majestueusement posée en bord de la route, qui, peu à peu s’est rétrécie.
Nous sommes écrasés par la majesté de Dame nature, somptueuse dans sa robe minérale … Les tunnels, adoptent de nouvelles formes, deviennent très étroits et hauts car ils ont été construits à l’origine pour l’éphémère tramway qui, au début du 20ème siècle devait desservir l’arrière pays niçois. Et c’est toujours pour ce même tramway qu’a été édifié le « PONT de la MARIEE » que nous découvrons sur notre côté.
« L’histoire veut, qu’en 1927, les habitants de Guillaumes, virent arriver une belle voiture américaine. C’était un couple de parisiens en voyage de noces en pays niçois. Ils quittèrent, le soir, leur chambre d’hôtel, pour faire une balade dans les Gorges jusqu’au pont du tramway. A la nuit tombante, le mari revint seul, sa jeune épouse, voulant contempler le fond des gorges se serait penchée au seul endroit sans garde-fou et serait tombée quatre vingts mètres plus bas, métamorphosant son mari en jeune veuf !!
Le lendemain, le corps fut retrouvé dans le lit de la rivière !! Drame étrange .. absence de témoins .. suicide désespéré ou crime sordide ? La justice a tranché et la thèse de l’accident a été retenue.
Le tourisme débutant, ce drame servit aux besoins de la cause, et le pont du tramway fut renommé « le pont de la mariée » ! Ce malheur a été immortalisé par une croix noire, plantée dans les schistes rouges qui surplombent le précipice. Désormais, reste une légende racontée devant le pont, maintenant désaffecté, mais notre malheureuse jeune mariée a fait des émules, puisque, de nos jours, des sauts à l’élastique sont pratiqués et l’édifice est devenu un haut lieu de ce type de sport et même un décor naturel très prisé par les producteurs de film.
La fontaine musicale aux cloches en bronze carillonne dans la rue traversant le village de Guillaumes, qui porte le nom de son fondateur - Guillaume le Libérateur - Comte de Provence qui luttait contre les Sarrasins. L’ histoire de ce bourg est longue : d’abord, ville royale en 1487- puis cité Vauban - venu pour conforter les fortifications et construire le nouveau château - puis bourgade agricole et commerciale, rattachée à la France en 1860, - désormais village très touristique, typique et solidement ancré dans les traditions ancestrales où les fêtes rythment la vie des habitants tout au long de l’année.
La station de ski de Valberg qui s’étend désormais sur trois communes, a été initiée par la Ville de Guillaumes. Notre montée vers les sommets se poursuit parmi un décor saisissant, longeant de façon abrupte le flanc de la montagne, … Saint Martin d’Entraunes, village fleuri, … nous gravissons 1120 m d’altitude puis 1394 m, … l’espace devient intégralement minéral, blanc, aride, les paysages se transforment en quelques secondes, les arbres disparaissant, chassés par les roches … puis quelques kilomètres après un havre de verdure apparaît. … 1540 m d’altitude, nous sommes au sein de la Forêt Domaniale des Sources du Var … puis le village d’ESTENC à 1790 m où jaillit la source à 114 km de Nice ! … ensuite la Cantonnière à 1872 m …. ça monte toujours, des sapins immenses, serrés en forêt dense nous enserrent … le coeur du Parc du MERCANTOUR … puis le Col de la Cayolle dominé par quatre sommets dont le plus haut, le Trou de l’Aigle à 2 961 m !!
A 2300 mètres d’altitude, nous sommes arrivés, nous nous regroupons afin de procéder à la traditionnelle levée des couleurs officiée par Doc’Alain sous un petit vent léger un peu frais mais si agréable. Notre amie Monique, dont l’anniversaire a été fêté la veille a tenu à le célébrer, en offrant le champagne, « Happy Birthday Monique » et un grand merci !!
A 12 h 30, l’heure est venue de redescendre vers LE PELENS - Gite d’étape à Saint Martins d’Entraunes qui nous offre sa terrasse ombragée pour la dégustation d’un savoureux déjeuner, aux saveurs provençales et automnales avec une assiette gourmande, des ravioles aux champignons et daube de veau à la crème, tome de montagne et enfin pour le plus grand plaisir des gourmands, tartes aux framboises et aux myrtilles …. un régal !!!
A 16 heures, nous nous devons de nous quitter, une route de plus de 2 heures nous attend. Nous redescendons avec autant de plaisir que nous avons procédé à la montée, charmés par ses paysages exceptionnels, écrasants de leur beauté brute, avec en pensée et surtout un grand, un énorme merci à Michèle et Ronald de nous avoir offert cette balade au sein d’un patrimoine dont nous ne pouvons que nous enorgueillir, celui de notre pays.
DOMINIQUE MILLE