Rapport Sortie 184 "EPIPHANIE au CHAMPAGNE et COTILLONS
Dimanche 12 janvier 2025
Dimanche 12 janvier 2025
Samedi, veille de la sortie 184 « Epiphanie, Champagne & Cotillons » il fait un temps épouvantable, pluie, gadoue et froid. Même mes chiens et chats, qui sont venus dire bonjour, ont du mal à sortir de mon lit… Que sera demain ? Pas de panique, restons optimiste, et surtout pas d’angoisse comme dit mon ami Robert.
Mais autre coup du sort, la porte du garage de ma Corvette refuse de s’ouvrir. La serrure est bloquée. Il y a des jours comme ça… Que faire, prendre la Morgan qui attend son heure de gloire pour la prochaine PREMIERE PACCA DES NEIGES ?... Non, elle n’est pas encore prête, alors il faudra bien me résoudre à utiliser ma « moderne ». Je me rendrai compte, et vous pourrez le vérifier sur la vidéo de Mélanie, que je ne serai pas le seul à transgresser notre code moral et mécanique. A croire que toutes les portes de garage des Paccamigos se sont données le mot…
Bref, nous voilà au Dimanche matin. Le réveil n’est pas trop matinal, puisque le rendez-vous à la Station du Canaver est à 9H pour un départ à 9h30. Miracle, la nuit a passé la serpillère, et un grand ciel bleu avec la Corse au lointain, nous rappelle que nous avons la chance de vivre dans cette belle région qui a quand même eu le culot de copier notre appellation contrôlée : la région Paca. Oui, je sais, elle existait avant nous…. Faut bien plaisanter un peu.
L’autoroute nous appartient pour une fois. Peu de circulation. Nous doublons une rutilante limousine, ressemblant à s’y méprendre à une Jaguar, avec au volant de leur Rover es-special, nos amis Eliane et Michel qui roulent « petite vitesse » car ils sont en convalescence d’une grippe-gastro-bronchite qui s’est invitée pour les fêtes… Ils sont mieux au chaud dans leur belle bourgeoise, qu’aux courants d’air de leur Austin Healey.
Arrivée à 9h précises au Canaver. Pratiquement tout le monde est déjà là, au chaud à la cafétéria de la station, réputée pour la qualité de son café et de ses viennoiseries. Les bises et les bon vœux se distribuent par rafale et il faut faire attention où on met les pieds pour ne pas écraser ceux qui volent trop bas… La machine à discussions Pacca tourne à plein régime et il n’est que 9 heures10 du matin. On est tellement heureux de se retrouver après être passés de 2024 à 2025 ! A 9H30, tout le monde aux autos, moteur, c’est parti. Nous avons une quarantaine de kilomètres à parcourir pour atteindre notre première étape pour une matinale et fraiche levée des couleurs au champagne, s’il vous plait, pour officialiser le début des festivités Pacca de la nouvelle année. Quoi, du Champagne à 10 heures du matin ? Avant que la réponse puisse être donnée, la table à kémias ( ou gnamas-gnamas pour les Africains ) est promptement dressée par Doc Alain et ses équipiers. Cependant Nounours, toujours aussi dévoué dans cette éreintante fonction, fait sauter les bouchons aux quatre points cardinaux, selon une vieille croyance druidique, destinée à apaiser les Forces Occultes de la Nature. Tout le monde tient à communier. Michel Jeannin réclame et obtient difficilement le silence. Il a une annonce à faire et tient à la main le texte de son discours. Certains font semblant d’écouter, tout en remplissant sournoisement leurs coupes, sous l’œil attentif du Doc qui surveille mine de rien la bonne marche de son fond de commerce altruiste. Et justement, c’est du Doc, que Michel Jeannin veut parler. Il nous rappelle le sacrifice permanent du personnage qui, depuis sa retraite, est voué corps et bien à Pacca et aux Paccamigos en difficulté avec leurs mécaniques antiques, ou assoiffés après des kilomètres de routes implacables, hiver comme été. Aussi Michel, à l’unanimité avec lui-même, a-t-il décidé de nommer « Homme de l’Année 2024 » , notre héros, rappelant qu’il avait déjà été « Homme de l’Année 2014 ». Sous les acclamation de la foule en libation, Michel sort une écharpe officielle, certifiée par le Vatican en raison de ses couleurs Jaunes et Blanches, bénie spécialement par le Saint Père lors de son passage en Corse et décore le récipiendaire ému et stoïque sous les acclamations. Fermez le Ban !
La table à kémia ressemblant à Iroshima en 45, il est temps de plier bagages et de nous diriger vers le lieux de nos Festivités. Nous arrivons dans un endroit étrange, perdu au milieu de nulle part dans un champ de vignes et découvrons une immense soucoupe volante étincelante entourée de douves, qui nous avale prestement. Les tables sont bien indiquées et chacun trouve la place qui lui convient. Sans perdre de temps, les bars sont déclarés ouverts et nos meilleurs sprinters y sont déjà. Ambiance musicale avec un chanteur sensationnel qui interprète pratiquement tous les tubes des années 60/70. Même voix, même accent (Enrico Macias !!!…)…Certains suspectent un play back. Que les gens sont méchants ! En tous cas, devinez qui ouvre déjà le bal : les Paccamigos entre les tables font leurs passes de Rock, histoire de s’échauffer les mollets ! Ils ont une pêche que les jeunes de vingt ans ne peuvent pas connaître… Jeux vidéo, hélas…
Voilà qu’arrivent les crevettes persillées, suivies des merguez comme celles de Fort de l’Eau, ou à peu près (à 60 ans d’écart les souvenirs ont du mal à se réveiller…). Puis un délicieux méchoui, vraiment cuit dans les règles de l’art, puis le fromage, puis la galette des Rois avec son cidre. Le tout dans une ambiance bon enfant, bien de chez nous. Ah que la France profonde est sympathique !
Et maintenant, place au spectacle. Elles ne sont que trois, mais font le Job avec courage et talent. Les costumes sont somptueux. Bravo à la costumière. Bref, le Billardier a encore une fois été à la hauteur. Merci à cette vaillante petite troupe et à toute l’équipe : cuistots et serveurs toujours disponibles.
Pour terminer, une bonne Jérusaléma, avec l’ami Paul en première ligne, suivi de ses aficionados qui sont de plus en plus nombreux…
En résumé, une belle et bonne journée de retrouvailles dans la joie, l’amitié et l’affection, inaugurant notre Programme 2025 que nous avons voulu riche et varié.
Place aux photos et vidéos de Mélanie et Nounours et peut-être celles de Michel Vidon notre mitrailleur, s’il nous les envoie rapidement.
Ah, j’oubliais : nous irons en avril à l’Ile d’Elbe et aux Cinque Terres et en septembre à la Fête de la Bière et au Tyrol. Les quotas ont été atteints ! S’il reste encore des hésitants, on leur trouvera de la place. Merci pour votre confiance.
La bise à tutti et aux prochaines de février : La Pacca des Neiges le samedi 1er et le Conservatoire de la chanson et de la danse le dimanche 16 au Temple du Karaoké de notre amie Nicole d’Antibes (invitation à venir sous peu).
Vot’JJ
PHOTOS MELANIE