La pause café avant le départ
Le rendez-vous avait été fixé à 9h30 sur le parking du moulin de Castagniers, mais nos G.O avaient tout prévu pour nous faire patienter en attendant le départ d'autant que la température du jour était plutôt fraîche.
Des cabas remplis de thermos de café et de thé, accompagnés de viennoiseries et biscuits divers généreusement offerts par nos organisateurs, ont régalé et réchauffé notre cinquantaine de Paccamigos qui, après s'être souhaité une bonne et heureuse année attendaient avec impatience le départ car le programme était fort alléchant : routes appréciées des amateurs de voitures sportives, cadre naturel exceptionnel : sortie idéale pour nos amis de chez PACCA.
10 h : Le convoi s'élance comme à l'accoutumée en un long ruban avec nos GO en tête dans leur
Cabriolet Triumph TR250 en direction de St-Martin-du-Var et la Roquette-sur-Var afin de rejoindre le Broc. La route s'élève rapidement et les premiers virages permettent de prendre le rythme entre oliveraies garrigues et vues plongeantes sur la Vallée du Var, avec en contrebas un joli spectacle sur le lac du Broc et au loin la chaîne montagneuse des Alpes du Sud recouverte de son manteau blanc.
Que notre région est belle !
Notre ascension se poursuit jusqu'au vieux village de Carros, village médiéval haut perché avec son château dominant fièrement la vallée. Nous continuons en direction du Broc par une route agréable et fluide, exceptés quelques cyclistes du week-end qui essaient de se maintenir en jambes, parfois à vive allure.
Le paysage change : collines, forêts claires et grandes étendues typiques des Préalpes du Sud qui donnent une sensation d'espace et de calme, propice à la contemplation.
Nous traversons le Broc puis apercevons sur notre droite le pittoresque village de Bouyon, qui lui aussi, a fière allure puisque datant du Moyen-Age, il a su conserver toute son authenticité de village du sud.
Mais pas question de s'arrêter car le circuit n'est pas terminé, nous admirons toutefois le splendide panorama qui s'offre à nous : pâturages, roches calcaires, le tout dominé par le massif du Cheiron.
L'heure de la levée des couleurs approche, il faut maintenant passer la vitesse supérieure si le l'on veut tenir le timing, aussi nous enchaînons les virages qui vont nous mener jusqu'à Coursegoules que nous traversons, afin d'atteindre la dernière étape de notre parcours, et pas la moindre, le col de Vence situé à 963 m , où quelques résidus de neige encombrent encore les bas-côté de la route, lieu emblématique, bien connu des cyclistes et dont la légende des Ovnis a défrayé la chronique à plusieurs reprises.
Mais tous ne sont hélas pas arrivés ! Henry et Eliane Dutoit qui étrennaient leur nouvelle Austin Healey ne sont pas au rendez-vous, stoppés net par une panne de pompe à essence. La solidarité Pacca s'est, une fois de plus démontrée puisque Michel Jeannin ainsi que Doc Alain ont volé à leur secours en leur apportant une pièce de rechange, miraculeusement amenée par notre GO Gérard, fin connaisseur des vices mécaniques des Anglaises… Pour la petite histoire, il s’agissait d’une pompe à essence « Made in China » à 30€ parfaitement adaptable… Merci Oncle XI…
La levée des couleurs
Après un enchaînement harmonieux entre plaisir de conduite et paysages spectaculaires, il est temps de faire une pause et le col de Vence semble cocher toutes les cases pour une levée des couleurs toujours joyeuse et parfois bruyante .
Bien qu'en cette saison la végétation revêt un caractère sauvage, minéral, le silence n'est troublé que par le vent et l'arrivée intempestive de notre convoi qui apprécie le parking généreux dans les bois avec discrétion assurée pour des participants pas toujours discrets.
Sous l'oeil avisé de notre cher maître de cérémonie, tout le monde s'affaire à installer les tables, couper saucisson et chorizo, sortir verres et bouteilles.
On nous avait promis du champagne à gogo et nous ne fûmes pas déçus…
La mésaventure de Félix et Gisèle
Alors que tout le monde est à peu près garé, Félix, au volant de sa BMW X1, voulant éviter une flaque afin que son épouse ne sa salisse pas en descendant de voiture, n'a pas vu le petit fossé longeant le parking et s'est retrouvé les 2 roues de droite dans le fossé.
Malgré la bonne volonté des uns et des autres, aucun moyen de sortir le véhicule de sa mauvaise posture.
Et c'est un dépanneur, appelé à la rescousse, qui a mis fin à la mésaventure du couple qui a pû rejoindre le restaurant pour une pause déjeuner bien méritée.
Le banquet
Quand on évoque le mot banquet on pense : Soit au banquet de Platon mais celui-ci traite, non pas de gastronomie, mais de l'amour, de la connaissance, du désir et de l'élévation de l'âme ce qui ne semble pas être le thème du jour, Soit nous vient à l'esprit l'image l'un des personnages principaux de René Goscinny, tombé dans la marmite de potion magique, gourmand à souhait, naïf et attachant, tout le monde a reconnu notre Obélix. Ce personnage au grand cœur aurait aimé s'asseoir à notre table afin de partager avec nous le gargantuesque repas qui nous a été servi, à savoir :
Charcuterie et salade niçoise
Raviolis et sa sauce à la daube, gnocchis sauce tomate
Trilogie de viande : daube, lapin et rosbeef avec
En accompagnement de succulents beignets de courgettes,
petits farçis et pommes de terre rôties
Enfin une tranche de glace au goût incomparable clôturait ce repas fort apprécié de tous les participants.
Après un café et quelques bavardages supplémentaires tout le monde se sépara en promettant de se revoir très vite.
C’est ça Pacca !
Martine Hilaire
VIDEO SPECIALE SUR LA BONNE DISCIPLINE DE NOS CONVOIS
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