Rétro Autos Motos Golfe-Juan 2026 :

Quand les belles mécaniques font encore battre les cœurs

 

Rapport de Vot’JJ

 

Dimanche 7 juin 2026, le Théâtre de la Mer Jean Marais de Golfe-Juan a servi d'écrin à une magnifique concentration de véhicules anciens de plus de 30 ans, organisée sous l'égide du Yacht Club de Golfe-Juan.

Baptisée Rétro Autos Motos Golfe-Juan, cette manifestation a réuni 52 équipages passionnés venus célébrer l'automobile d'hier dans ce qu'elle a de plus noble : élégance, caractère et convivialité.

 

À la manœuvre, l'infatigable Georges Cornet, Président du Yacht Club de Golfe-Juan et organisateur de l'événement, entouré de Jean-Louis Gioanni, Président de l'Automobile Club de Cannes, de Claude Lanza, Président du Club des Vieux Volants de Vallauris, et de votre serviteur, Président de l'Éminent Club PACCA, qui alignait à lui seul 25 magnifiques automobiles de collection sur les 52 engagées.

 

Dès les premières heures de la matinée, les participants étaient accueillis autour d'un café — expresso, what else ? — accompagné de délicieuses viennoiseries encore chaudes. Un accueil digne de la réputation azuréenne.

 

Après les salutations d'usage et les retrouvailles entre passionnés, Georges Cornet prenait la parole. Avec l'énergie qu'on lui connaît, il détaillait le roadbook du jour avant de répartir les équipages en trois convois. Quelques recommandations, un dernier coup d'œil aux cartes, et... vogue la galère !

 

Le cortège s'élança alors dans les rues de Golfe-Juan sous les regards émerveillés des riverains et des vacanciers. Partout, sourires, signes de la main, photographies et commentaires admiratifs accompagnaient le passage des anciennes. Il faut dire que ces automobiles appartiennent à une époque bénie où les constructeurs rivalisaient d'élégance et d'audace stylistique. Quant à leurs mécaniques généreuses, elles font aujourd'hui sourire les jeunes générations qui les regardent parfois avec condescendance comme les descendantes directes de la machine à vapeur de Cugnot !

 

La balade longeait ensuite le littoral dans un décor de carte postale. Les plages, déjà prises d'assaut par les premiers estivants, bordaient une Méditerranée aux couleurs irréelles. Le mythique tour du Cap d'Antibes offrait son lot de panoramas exceptionnels avant le retour vers Golfe-Juan.

 

Une fois revenus au point de départ, chacun se lança dans une nouvelle épreuve : trouver une place à l'ombre pour sa belle mécanique…et pour l’équipage. Mission délicate sous le soleil généreux de la Côte d'Azur.

 

Soudain, une silhouette bien connue surgit à contre-sens. Une Excalibur.  Mais oui ! C'est lui, c’est le Gilou !

Visiblement peu enclin à poursuivre l'aventure, notre ami rentrait directement chez lui, terrassé par une direction non assistée manifestement conçue pour les seuls candidats aux Jeux Olympiques d'haltérophilie.

« J'me barre... p... de bagnole... fait ch... c'te bourrique ! »

 

L'intéressé disparaissait alors dans un nuage de jurons et de nostalgie mécanique. Y aurait-il de l'eau dans le gaz entre  le Gilou et ses Excalibur, pourtant amours déclarées immortelles de toute une vie ? L'avenir nous le dira...

 

Pendant ce temps, les équipages finissaient par se stationner tant bien que mal. Et comme toute concentration digne de ce nom, l'heure sacrée de l'apéritif approchait. Celui des Organisateurs et bien sur celui du Doc réservé à tous les Paccamigos présents, qu’ils fussent embarqués ou à pied. Au total une soixantaine tout de même !

 

A peine le moteur de la Jag coupé, notre Doc et Dame Elisabeth avaient installé leur quartier général sur le trottoir avec une efficacité remarquable et une discrétion toute relative. Verres alignés, bouteilles prêtes à servir : la logistique était irréprochable.

 

TROP PEUT-ËTRE…

 

Hélas...

 

Alors que les premiers bouchons s'apprêtaient à sauter, une silhouette familière apparaissait au loin.

Georges !

Le regard vigilant du Président des présidents venait manifestement inspecter les opérations... La suite appartient désormais à la légende. Les assistants, bien rodés, avaient fait table nette, ne laissant sur le table pliante que d’innocente bouteilles de sodas et autres poisons mortels. Rien à signaler mon Général…

 

Une chose est certaine : cette édition 2026 de Rétro Autos Motos Golfe-Juan restera dans les mémoires comme une magnifique journée placée sous le signe de l'amitié, de la passion automobile et de la bonne humeur. Une nouvelle preuve que les anciennes ne sont pas seulement des voitures : elles sont des machines à fabriquer des souvenirs sur les bonheurs d’antan.

 

Mais la journée n'avait pas encore livré tous ses rebondissements. Notre ami Henri Dutoit avait eu la bonne idée d'amener deux de ses bijoux. D'un côté, une extraordinaire Alfa Romeo tout droit sortie de la Dolce Vita de Fellini, de l'autre une véritable bombe sacrée répondant au doux nom d'Austin Healey.

 

Tout semblait se dérouler à merveille jusqu'au moment où la belle italienne franchit la ligne d'arrivée.

Et là...

Plus rien.

Rideau.

Nada.

Morte subitement sur place. Impossible d'avancer. Impossible de reculer. Freins bloqués à mort !

La Diva italienne venait de se transformer en monument historique. Un vrai Colisée Romain.

Il fallut alors aller chercher le Grand Sorcier de la mécanique. Je veux bien sûr parler du Doc Alain, encore lui, qui, à cet instant précis, vaquait à ses œuvres diaboliques au milieu de ses fidèles disciples. Entouré de ses mystérieux flacons magiques, de ses mixtures secrètes et de ses célèbres gnamas-gnamas africains dont lui seul connaît la composition, il semblait en pleine consultation ésotérico-hydrolique…

 

Aussitôt informé du drame, notre thaumaturge de la clé de 12 saisit sa mallette secrète et partit au secours de la constipée du maître-cylindre.

A peine arrivé, le silence se fit… La foule retint son souffle…

Deux coups de pince…

Un quart arrière de tournevis…

Quelques incantations probablement héritées d'une obscure confrérie de mécaniciens vaudous.

Et miracle !

La belle était libérée.

Enfin... presque.

Car si les roues tournaient désormais librement, le système de freinage avait, lui, décidé de prendre le reste de la journée de congé.

Pas grave !

La dépanneuse s'occuperait du reste.

L'essentiel était ailleurs.

Direction la Cucina !

Et quelle Cucina !

Déjeuner au bord de l'eau avec les bateaux amarrés en toile de fond, le clapotis des vagues pour fond sonore et les anecdotes mécaniques qui fusaient d'une table à l'autre.

Une ambiance PACCA garantie anti-crise, antimorosité et fortement recommandée par le corps médical.

 

Après les agapes vint l'heure des récompenses.

Le concours d'élégance et de présentation livra son verdict.

Et une fois encore...

PACCA triompha !!!

Le Premier Prix revint à la superbe Morgan Centenaire de nos amis Ian et Nicole SPENCER, récompensant du coup la qualité exceptionnelle du plateau présenté par notre club.

Les applaudissements fusèrent, les appareils photos crépitèrent et les sourires illuminaient tous les visages.

Puis déjà l'heure du départ…

Chaque dame participante reçut une magnifique rose de Vallauris, délicate attention qui clôturait cette journée placée sous le signe de l'amitié et de la passion automobile.

Un immense merci aux organisateurs, avec une mention toute particulière pour Georges Cornet qui, une fois encore, a su orchestrer cette belle manifestation avec enthousiasme et efficacité.

Merci également à tous les participants PACCA qui ont répondu présents et contribué à faire de cette journée une réussite totale.

Et maintenant cap sur notre prochaine aventure !

Rendez-vous samedi prochain pour les heureux participants de la Croisière des Calanques, de la Grotte Cosquer et du MUCEM à Marseille.

D'ici là, portez-vous bien.

…et la bise à tutti.

Vot’JJ

 

Ps : Ah j’oubliais : Uncle Donald nous avait envoyé une équipe de Rangers pour seconder les Motards de la Police Municipale qui escortaient le cortège… Voir les photos de Colette, Dominique M, Hervé P et de votre humble serviteur.